AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



  
 Conne, n.f. : stupide, imbécile
Nell Matheson
Agent de la Division
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
DATE D'INSCRIPTION : 20/06/2016
MESSAGES : 28
CRÉDITS : 861
PSEUDO : balladur (dante).
AVATAR : rosamund pike.
COPYRIGHTS : babine.
 Sujet : Conne, n.f. : stupide, imbécile   Mer 29 Juin - 23:29
[Conne, n.f. : stupide, imbécile] avec Brann Svendsen.

« Qu'est-ce qui va pas chez vous ! » Des paumes, elle frappe contre la poitrine : sous sa colère, le type ne bouge pas d'un millimètre. « Vous êtes con de naissance ou vous avez tellement rien à bouffer que vous avez commencé à piocher dans le cerveau ! »

Comment en est-elle arrivée là, déjà ? Sa mémoire n'est pas catégorique.

Il y avait Eason et Smith. Trois autres agents – Nell ne peut plus se souvenir leur nom alors qu'elle est certaine de les avoir salués par deux fois – les accompagnaient. Le lieutenant Rodriguez n'avait pas eu besoin d'insister : ils allaient longer la Dead Zone et, rien que par précaution, cinq armes seraient utiles, sinon indispensables (en vérité, elles devaient servir à dissuader les pillards de l'Upper East Side plutôt qu'à dévorer les infectés par le plomb et l'acier). L'immunologiste n'était en rien la justification d'une escorte aussi conséquente : la Division briguait l'hôtel particulier d'un médecin de l'Harlem Hospital Center. Porté disparu, personne n'avait été en mesure non plus de certifier qu'il était mort. Sur les vidéos de surveillance, il apparaissant quittant le bâtiment. L'heure était cruciale, à en croire l'équipe scientifique : puisqu'il devenait possible qu'il ait survécu alors qu'il avait été présent à l'arrivée du patient présumé-zéro, il était tout aussi possible qu'il détienne des informations cruciales, et synthétiques, sur le virus, son apparition, sa réplication. Bien au-delà de son champ de compétence, Nell ignorait, en vérité, à quel point cet homme pouvait être important – ou parfaitement insignifiant. Mais il représentait un espoir. Et, entre tous les appétits communs aux êtres vivants qui s'essaient à survivre, Nell Matheson avait grand besoin d'espoir.

Ils ont débouché sur l'avenue, et Smith a préféré contrôler le périmètre avant de s'engager. Personne n'a protesté, pas même Nell. Tendue, la biologiste s'est mise à étudier ses sentiments pour égrener ses inquiétudes : elle avait vécu, jadis, à quelques blocs d'ici... C'était à sa portée, ou quelque chose comme ça. En y pensant très sincèrement, elle était même capable de s'imaginer prendre un taxi, et rentrer. Cette petite pensée, certes folle, a commencé à la calmer. A son tour, elle a prêté de l'attention pour l'environnement, le vrai cette fois. Les infectés, s'il y en avait, ont reçu leur comptant de balles. Et le cheminement a repris. C'est l'un des trois agents que Nell ne se remémore pas qui l'a vu le premier. Ça sentait la braise sous les cendres, mais les Nettoyeurs ont rendu l'atmosphère irrespirable. Il a fait signe à Smith. Nell a intercepté. Ça a été confus d'abord, puis limpide, plus lisible que la totalité des évènements, inexorables, qui se déversent continuellement sur elle depuis maintenant six mois. Elle a immédiatement compris ce que le type faisait et, pire que tout, où et sur quoi il le faisait. Entre le moment où Smith lui a gueulé de ne pas faire ça et le moment où elle a précisément fait ce qu'on lui défendait, il n'y a qu'une seconde : la seconde du courage le plus incroyable et le plus stupide qu'ait connu Nell Matheson depuis que Nell Matheson existe.

Sans entendre les tirs tendus de ses comparses dans son dos (le matraquage des infectés avait du en attirer d'autres), elle a fendu la rue et elle s'est arrêtée un court instant en bas des marches qui gagnaient le perron. C'est à peu près là qu'elle s'est mise à gueuler. Ou c'était après les avoir escaladées. Nell ne s'en souvient pas. En revanche, elle se rappelle nettement d'avoir poussé le type à l'intérieur de la maison, tout à côté de son œuvre, en flamme. Une pièce entière devait brûler. Ça gagnerait certainement l'étage. Tout était sûrement déjà perdu. En tous les cas, pour elle, ça l'était. « Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ! » Et elle, s'en rendait-elle seulement compte ? Elle se trouvait dans le couloir d'une maison incendiée, avec toute une rue d'infectés derrière elle et un étranger incendiaire devant elle. Cet aspect curieusement morbide la heurte en dernier. Ses nerfs redescendent proportionnellement à la peur qui grimpe. Et si elle voudrait reculer, la chaleur insoutenable du brasier les force à se déplacer vers la gauche, dans un gigantesque séjour dont le plafond se pare de fumée et l'air de soufre.
Revenir en haut Aller en bas
 
Conne, n.f. : stupide, imbécile
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pauvre imbécile
» Je suis un imbécile !
» Petite anecdote histoire de passer pour un imbécile
» Benoit Brunet
» 8eme De Finale De La Coupe De La Haute Loire

 :: LES ÉCRITURES SACRÉES
Sauter vers: