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 Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide.
Nell Matheson
Agent de la Division
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DATE D'INSCRIPTION : 20/06/2016
MESSAGES : 28
CRÉDITS : 981
PSEUDO : balladur (dante).
AVATAR : rosamund pike.
COPYRIGHTS : babine.
 Sujet : Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide.   Mar 21 Juin - 14:04
NELL_MATHESON.
IDENTITÉ : Nell Matheson.
AGE : Trente-cinq ans.
DATE DE NAISSANCE : 24/08/1981.
LIEU DE NAISSANCE : New York, États Unis.
PROFESSION : Immunologiste.
STATUT CIVIL : Mariée à Maura Matheson.
LOCALISATION ACTUELLE : À Castle Clinton.
ARME DE PRÉDILECTION : SIG-Sauer P228, 9mm.
GROUPE : La Division.

TRAITS DE CARACTÈRE : Méthodique - Anxieuse - Juste - Cultivée - Incisive - Éclipsée - Sagace - Tenace - Impénétrable - Suiveuse - Constante.

DÉCÈS POSSIBLE : Oui.
RISQUE DE DÉCÈS : (33%).
[IRL_REED]
Causer de moi, c'est pas ma passion (en vrai, si), mais on dira que je suis bien content d'avoir dégoté ce forum : sur un top-sites, à l'origine. Puis j'espère que Nell aura une longue vie bien merdique (c'est jouable).
APTITUDES : Biologie générale, virologie, immunologie (78 %) - Mimétisme (57 %) - Logique (42 %) - Connaissance du Virus T (22 %) - Tir (2 %).

MASQUE DE CONTAMINATION : Niveau 02.

NOMBRE D'INFECTÉS TUÉS : 0.
JOUR_- 64.
Lorsqu'elle glisse dans son dos, Nell se tend. « Chérie ? » L'intéressée frémit et hausse le regard par-dessus son épaule. « Hmm ? » Maura presse sur ses reins et, comme c'est la main qui enserre la flûte de champagne, Nell mord le bout de sa langue. « Tu vois, Elias Mitchell ? lui murmure son épouse. » Le regard se renverse : elle peut difficilement l'ignorer. C'est l'invité numéro-trois de cette soirée prétentieuse, et il parade en tant que tel. Elle compte sur les doigts d'une seule main les femmes qu'il n'a pas encore lorgnées avec une lueur cupide dans le fond de l'oeil. Est-ce qu'elle a été jalouse qu'il rit à un baiser de Maura, et cela sachant ses préférences et son alliance ? Beaucoup. Elle est cependant plus contrariée par ce qu'elle sait qu'on va lui demander. « Tu lui plais, que les mots à son oreille confirment. Et j'ai besoin qu'il passe une bonne soirée. » « Ne me redemande pas de faire ça... » La paume l'empoigne par la taille. « Je n'ai rien demandé, dit platement Maura. » Elle la force à pivoter. Ses billes lui entrent immédiatement dans l'âme, le cœur, et dans les cuisses. Bien qu'elles soient cernées, elle promène ses mains de la joue à la tempe, de la tempe à la gorge. Nell aurait honte, si elle ne brûlait pas. Tout n'est plus que murmures et souffles erratiques. « Je ne ferai pas la pute, elle s'efforce d'articuler contre le rictus qui s'étire. » « Bon Dieu, personne n'a parlé de coucher avec Elias Mitchell. » Ça semble beaucoup l'amuser. « Tu es trop bien pour lui. En plus, je suis affreusement possessive, tu le sais très bien. » Maura lui taquine la bouche de l'index, comme de trouver Nell parfaitement ridicule. « Non, j'aimerais seulement que tu lui fasses la conversation. Ou que ton décolleté lui fasse la conversation. » Maura éclate de rire en s'éloignant et ça n'est pas sa femme qui tente de la retenir. Une injure doit filtrer d'entre ses lèvres, parce que Maura cesse presque aussitôt. « Ne fais pas l'enfant. C'est du travail. » « Au cas où tu l'aurais oublié, riposte Nell, j'ai aussi un travail. » La distance est, à présent, irrémédiable. Et froide. « Je n'ai pas dit ça, soupire Maura en avalant une gorgée de champagne. Mais soyons réalistes : tu bosses pour un petit labo et moi pour le bureau régional de l'OMS... » « Va te faire foutre, Maura. » « Tu es sûre ? » Le timbre est glacial. Le revirement, soudain. Nell sent déjà qu'elle a approché la frontière. L'a-t-elle franchie ? Aux pupilles de sa femme, elle sait qu'il faudrait un seul mot – un geste, peut-être. La peur s'empare de ses entrailles. La colère ne quitte pas Maura. La menace traîne toujours. Nell suffoque et, avant l'agonie : « Excuse-moi... » Durant quelques secondes, Maura ne lâche pas un son. Elle la scrute. Bêtement, Nell se demande si sa poitrine enserrée de Vera Wang suffira. « Ce n'est rien, dit finalement Maura en lui flattant la nuque aux phalanges et la joue à la bouche. Ce n'est rien, elle répète distraitement. Mitchell t'attend. »

JOUR_2.

1 appel manqué de Harper Goldberg, le 12 décembre 2015 à 9h47
« Nell ? Nell, réponds-moi, c’est le bordel ici. Ils racontent qu’ils mettent Manhattan en quarantaine, on peut plus partir ni rentrer. On a des infos totalement ahurissantes ici au QG et personne peut confirmer ce qu’on raconte. Ils ont mis l’hosto en quarantaine, et là, y’a des militaires partout. Nell, rappelle-moi dès que tu as ce message, ok ? J’espère que tu vas bien… Je t’embrasse. »

1 appel manqué de Nell Matheson (maison), le 12 décembre 2015 à 17h03
« J'ai eu ton message. J'ai été... occupée. Le dressing croulait sur des robes que je n'ai jamais portées. (rires.) Ça m'a pris tellement de temps de faire le tri... Maura sera folle quand elle va rentrer – tu la connais. Et j'ai ciré l'escalier ! Ça rend vraiment bien. Bref. Je suis épuisée. Je vais sûrement prendre un bain et me mettre au lit. (silence.) Tu devrais rentrer chez toi, Harp. On se voit la semaine prochaine ? Tu... Rentre chez toi. Je t'embrasse. »

3 appels manqués de Harper Goldberg, le 12 décembre 2015 à 18h28
« Putain, Nell, je sais pas de quoi tu parles et j'arrive pas à te joindre. Sors de tes robes, de ton dressing ou de ton lit et rappelle-moi, bordel ! Je suis confinée au QG, on ne peut pas sortir pour l'instant. Je ne peux pas rentrer chez moi, Nell (soupir). Et je commence à flipper sérieusement. Les infos confirment que Manhattan est confiné. Ils ont bloqué les accès, et je crois que (....)  »
Le 12 décembre 2015 à 18h30
« Le réseau déconne. Nell, rappelle-moi. J'ai besoin de te parler.  »

1 appel manqué de Nell Matheson (maison), le 12 décembre 2015 à 20h11
« Maura sera bientôt là. Et je dois encore finir le dîner. On est samedi, en plus : il y a cette émission absurde qu'elle adore - j'ai promis de l'enregistrer. J'ai un million de choses à faire... Je t'aime, d'accord ? Ne rappelle pas. »

1 appel manqué de Harper Goldberg, le 12 décembre 2015 à 21h20
« Nell. Maura n'arrivera pas. Manhattan est complètement bouclé. Dès que je peux sortir d'ici, je viens chez toi. Fais pas de connerie. Je t'aime.  »

1 appel manqué de Nell Matheson (maison), le 12 décembre 2015 à 22h00
« (grésillements) ...lâchez ce téléphone ! (bruits de lutte) Nell Matheson ? Elle est complètement sonnée... Madame, vous êtes Nell Matheson ?...
- C'est elle, patron : j'ai trouvé son pass dans le sac à main.
- Madame, vous allez venir avec nous.
- (voix indistincte)
- Bon, les gars, on l'extrait. Suivez les ordres. »

JOUR_128.
Eason piétine le long de la Buick Skylark qui leur fait un rempart. Au-delà, South End Avenue. « Grouillez, Doc. » « Vous voulez le faire ? » Même étouffés par leur masque, les timbres se percutent. L'équipe est nerveuse – ils sont trop exposés. Nell presse le kit de prélèvements entre ses doigts fébriles mais ses yeux, inflexibles, défient le porte-flingue d'échanger leurs outils et leur fonction. Un temps, Eason a l'air d'étudier sérieusement la question. Il déteste les scientifiques : ils sont faibles, prétentieux et leur valeur est souvent discutable au regard du risque qu'ils font courir à leurs chargés de protection. Néanmoins, il renonce, du dédain plein la face, en relevant la mire de son fusil d'assaut et balayant l'horizon au viseur. Ce qu'il pense de la blouse qu'on lui a collée dans les pattes n'a aucune importance : la Division a besoin de ces échantillons, c'est ce à quoi elle sert, c'est ce à quoi il sert. « On bouge. » Cette fois, ce n'est pas Eason. C'est la femme qu'ils appellent Smith. Qu'importe, car Nell renâcle : « Je n'ai pas fini... » « Je m'en branle, Doc. » Une main, convaincante, lui empoigne l'épaule. « Debout. » Les mains prises, elle ne peut pas vider l'emprise et, de guerre lasse, elle se serait mise à gueuler si, la tirant vers le bâtiment qui couvrait jusque là leur flanc, elle n'avait pas croisé le regard de ce qui fait si prestement détaler son escorte. « Faut qu'on bouge, elle dit. » « Sans blague, siffle Smith, quelque part, dans son dos. Allez. » Les prélèvements sont fourrés dans un caisson que Nell passe dans son dos. Le 9mm glisse instinctivement dans sa paume. « Quoi ? » Sur les tronches d'ordinaire impavides d'Eason et Smith, un rictus flotte. Elle sait qu'ils se foutent d'elle. Depuis la quarantaine, la Division n'a cessé de lui rappeler qu'elle ne devait la vie qu'à sa formation d'immunologiste et sa présence à Manhattan ; le pire, c'est d'être suffisamment importante pour qu'on vous sauve mais pas assez, qu'on puisse vous envoyer courir toute l'île et faire les prélèvements pour les véritables virologues de l'équipe – c'est d'être, en fin de compte, sacrifiable. Tout comme Eason et Smith, dont le sourire recèle un brin de fierté, aussi. Ils ne s'attardent pas non plus pour la féliciter. Il leur faut mettre le plus de distance possible entre les infectés et eux, et ça commence par remonter le chemin le plus sûr qui mène jusqu'à Castle Clinton.

[ Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance. - Jean-Paul Sartre. ]


À REMPLIR OBLIGATOIREMENT:
 


Dernière édition par Nell Matheson le Mer 22 Juin - 16:04, édité 4 fois
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